Comme toutes les femmes, je suis confrontée à mon reflet dans le miroir et comme toutes les femmes il m’arrive de ne pas aimer ce que je vois…

Une fois cet état de fait posé, que puis-je faire ? Dois-je rester sur cette image négative, cette détestation de moi-même ? Est-ce que je dois l’ignorer et faire semblant de rien ? Ce sont de vraies questions que toute femme est en droit de se poser. Peut-être que tu te les poses aussi d’ailleurs ? Alors j’aimerais apporter quelques éléments de réponses qui devraient t’aider !

Tout d’abord, sache que tu ne dois jamais faire semblant ou regarder ailleurs si tu as des complexes car les ignorer ne les fera pas disparaître… En feignant l’indifférence et en refusant d’affronter le véritable problème, tu fuis l’impossible. Or le jour où tu oseras enfin te regarder en face, ils auront pris de l’ampleur et seront bien plus difficiles à gérer.

Alors attention, je ne vais pas te dire que tu dois aimer ton corps tout entier ou que le fait de ne pas l’aimer est une preuve d’ingratitude. Je ne veux pas faire dans la body-positivité à outrance, sans conscience. Ton corps t’appartient, il te porte et te supporte au quotidien et personne d’autre que toi ne peut se permettre de te dire quoi en faire. Encore moins t’imposer de l’aimer si tout te pousse à le détester…

En revanche ce que je peux te dire c’est que quels que soient les complexes que tu as, en te regardant avec sincérité et objectivité, tu trouveras forcément quelque chose de beau, quelque chose que tu es en droit de valoriser. Place-toi face au miroir et repère simplement ces parties de toi qui méritent tout ton amour.

En fait, il ne s’agit pas de te forcer à aimer ce que tu n’aimes pas mais d’apprendre à aimer encore plus ce qui te plait. Ça peut sembler bateau mais crois-moi, la nuance est réelle et fonctionne !

Pour ma part, j’ai toujours été plus ronde et plus en formes que les autres. J’ai eu des complexes que j’ai traîné des années durant : mes rondeurs, ma poitrine, mon ventre et même ma pilosité de méditerranéenne qui m’a valu quelques moqueries à l’école. J’ai tenté de me cacher, de faire semblant de ne pas entendre les remarques blessantes des gens…

Et puis j’ai grandi, j’ai rencontré des personnes qui en une phrase m’ont guérie. J’ai grandi et j’ai compris que mes complexes avaient été mis en moi par l’extérieur, par la société, par les films et même par les romans que je lisais. Moi je n’avais rien demandé mais sans m’en rendre compte, je m’étais appropriée une norme, des critères de beauté qui, de mon point de vue étaient absents de mon reflet.

A 28 ans, les complexes que j’avais à 16 ans sont encore là et ne s’en iront probablement jamais. C’est ainsi et je l’ai accepté. J’ai accepté aussi que je ne plais pas à tout le monde, que je ne suis pas parfaite et que surtout, personne ne l’est. Avec le temps, j’ai intégré que mes complexes ne faisaient de mal qu’à moi-même et que la plupart des gens, au fond, s’en fichent royalement.

A trop focaliser sur des détails, on en oublie l’essentiel : ceux qui nous aiment vraiment, sont ceux qui nous aiment pour ce que nous sommes et pas pour ce que nous paraissons.

 

Auteur Sarah S.

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