Dans une communauté sans cesse grandissante, on fait parfois de jolies rencontres même si elles ne sont que virtuelles. On échange, on partage et parfois on rit ! Parce que Couturette ne serait rien sans vous et votre soutien, je vous propose d’apprendre à connaître des femmes entières, drôles et naturelles qui ont la passion de la couture. Aujourd’hui, la parole est à Aurélie alias @paprikacoud. 🙂

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Aurélie, j’ai 38 ans, je suis belge et j’ai 2 enfants : 1 ado de 15 ans et une fille de 9 ans. Je suis quelqu’un de très manuel, j’ai d’ailleurs fait mes études secondaires (de 12 à 18 ans) en option artistique et ensuite mes études pour être instit’ maternelle (ça reste très artistique ça non ? peinture, collage, découpage, dessin…). Du coup je suis une touche à tout comme on dit. J’ai commencé par le dessin, la peinture puis la photographie. Après mes études j’ai tenté le point de croix, le bricolage (j’adore faire les travaux dans la maison) et le scrapbooking américain (beaucoup plus chargé que le style azza… on ne touche pas au format de la photo mais on embellit avec des alphabets, fleurs, peinture ou petites déco).

Depuis quand couds-tu ? Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans la couture ?

Lors de ma première mise en ménage, j’avais reçu une machine à coudre Lervia (machine qui vient de chez lidl ou aldi) car je voulais faire mes rideaux et tentures moi-même. Ensuite j’ai été enceinte de mon fils et j’avais envie de lui faire une belle chambre. Je lui ai donc cousu ses tentures, son ciel de lit, sa housse de couette et son tour de lit. J’ai également tenté les couches lavables, mais le résultat n’était pas terrible… Objectif trop ambitieux pour une grande débutante.

Après ça, ma machine est restée dans son placard. Plus le temps, plus l’envie …  C’est à ce moment-là que j’ai fait énormément de scrapbooking.

Séparation, déménagement, maman solo… J’ai refait ma vie, déménagé, fait un million de travaux. C’est une naissance dans la famille qui m’a redonné envie de ressortir ma machine pour faire des bavoirs. J’ai retrouvé instantanément des sensations oubliées depuis presque 10 ans !

Un bavoir, deux bavoirs, trois bavoirs … et pourquoi pas une petite robe pour ma fille ? ça fait tellement longtemps que j’en ai envie. Allez, un petit haut pour moi aussi ! Ce n’était pas extraordinaire, mais qu’est-ce que j’étais fière (et ma fille encore plus … elle l’a dit à tout le monde à l’école). J’étais à fond mais ma machine ne suivait plus… Mon homme en avait tellement marre de m’entendre pester qu’il m’en offre alors une nouvelle !

A partir de là, je ne me suis plus arrêté, j’ai continué, j’ai persévéré, j’ai appris pleins de techniques grâce aux groupes FB, YouTube, et les tutos qu’on peut trouver sur la toile.

Que fais-tu dans la vie et quand trouves-tu le temps de coudre ? As-tu d’autres activités créatives ?

J’étais aide comptable, mais suite à un burn-out, j’ai perdu mon emploi il y a 4 mois. Quand je travaillais, je cousais beaucoup après le travail quand je n’avais pas mes enfants (ils étaient une semaine sur deux chez leur papa).Puis c’est tellement devenu addictif que dès que j’avais une minute pour moi, je m’installais devant mes machines. Surtout que depuis, je me suis trouvé une petite place pour m’installer sans avoir à tout débarrasser à chaque fois.

Maintenant que je suis à la maison, j’ai tout le loisir de coudre la journée quand les enfants sont à l’école. Quel bonheur ! Avec le recul, la couture est une thérapie. Après analyse de ma vie, mes activités manuelles sont toujours apparues dans des moments difficiles… Ce sont mes bouffées d’oxygène, mes moments à moi, ceux où je ne pense pas aux soucis du quotidien.

Tu as sûrement une pièce fétiche que tu aimes coudre et recoudre : laquelle ? A l’inverse, qu’est-ce que tu n’oses pas faire ?

Je n’ai pas de pièce fétiche car je couds rarement deux fois la même chose. Il y a tellement de patron à découvrir ! J’ai tellement de patrons, magazines, livres qui m’attendent que j’en ai encore pour 10 ans avant de faire le tour !

Par contre j’ose tout faire. J’ai des appréhensions avant de commencer mais si on se freine, on n’avance pas. Puis de quoi avons-nous peur ? de gâcher un peu de tissu ? Au début, on en gâche de toute façon. Beaucoup de mes premières cousettes, je ne les mets plus car elles sont pas bien finies, pas bien ajustées, pas pour ma morphologie. Pour éviter d’avoir des regrets, je n’achète que des tissus bon marché pour le moment. J’ai moins mal au cœur de foutre en l’air un tissu à  3 euro le mètre, du coup ça me freine moins.

Par contre il y a des techniques que je n’ose pas faire ou que je n’aime pas faire, comme la couture d’une fermeture invisible … c’est ma bête noire ! J’ai beau essayer encore et encore, je n’arrive pas à avoir un résultat parfait (ou presque parfait) ! Je ne sais pas pourquoi mais elle n’est jamais invisible…

Comment choisis-tu tes patrons ? Y a-t-il des pré-requis indispensables ?

Je dois l’avouer, les patrons je les choisis beaucoup au coup de cœur. Je ne réfléchis jamais si ça va à ma morphologie ou s’il demande un certain savoir-faire particulier…

Quelle est la réalisation dont tu es la plus fière ?

Je suis une éternelle insatisfaite, mais j’ai une certaine fierté à chaque fin de couture ! Si je dois en choisir qu’une, je pense que c’est celle de mon trench car c’est ma plus grosse pièce pour l’instant. Elle m’impressionnait beaucoup au début et je ne m’en suis pas trop mal sortie !

Tu commandes régulièrement des Coupons Couturette, pourquoi ? Qu’est-ce qui te plait dans le concept ?

J’ai commandé dès que j’ai connu le concept ! J’adore l’idée de recevoir une surprise chaque mois et de recevoir des tissus que je n’aurais sans doute pas choisi moi-même. En plus ce sont des coupons de 3 mètres, donc tout est possible !

Au début j’écrivais mes recommandations : je suis plutôt classique, pas de gros motifs, pas de vert, j’aime les pois… mais j’ai vite arrêté pour jouer le jeu à fond ! Je fais confiance à Sarah et même si parfois j’ai des tissus qui ne me plaisent pas au premier abord, je finis toujours par les coudre et je suis à chaque fois étonnée  parce qu’au final, j’adore !

Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui n’ose pas se lancer…

On n’a rien à y perdre alors il faut oser ! Le seul risque est de devoir découdre, au pire d’avoir gâché du tissu, rien de grave donc ! Et en prime tu en auras appris quelque chose.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Dans mes rêves les plus fous, j’aimerais garder une partie de mon temps de travail pour la couture ou pour un travail lié aux activités manuelles. J’ai trop besoin de ce coté créatif. Mais la seule chose que mon psy m’autorise à penser c’est de me sortir de mon burn-out afin de pouvoir penser à l’avenir… Donc, à moi la couture thérapie !

Merci à Aurélie d’avoir partagé son parcours avec moi !
Rendez-vous chaque mercredi pour découvrir une nouvelle interview. 🙂 

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